Pour les japonais le monde est tel que notre imagination le crée, et ne se distingue pas de nous mêmes, de notre joie, de nos peines, et de notre folie. Le temps n'existe que dans cet instant où nous le vivons, avec l'intensité de ce qui n'aura jamais plus lieu.
Les traces du pinceau sur la feuille révèlent le vide qui porte toutes ces sensations, ce vide libérant le spectateur des apparences et provoque ses rêves et sa folie.
J'ai toujours été fasciné par les rouleaux peints chinois et japonais sur lesquels la nature se perd dans les brouillards, comme une construction de l'univers entre deux mondes, l'un artificiel, immatériel: l'au-delà, et l'autre naturel: ce monde-ci, dans laquelle vide, néant et infini se mêlent.
Influencé par la nature et la pratique du Sumi-e ou l'art de suggérer les choses plutôt que les dévoiler, je tente de saisir l'instant à travers des formes abstraites; ou de le révéler pour le plus pur bonheur de celui qui l'admire.....
For the Japanese people the world is like our imagination creates it and could not be separated from ourselves, from our joy, sadness or craziness. Time exists only in that very moment we lives it, with the intensity which would never be again.
The brush strokes on the paper reveals the emptiness which include all that feelings, this emptiness allowing the observer to be free from appearances and give rise to his dreams and craziness.
I have always been fascinated by Chinese and Japanese scrolls on which Nature is lost in fogs, like a construction of the universe between two worlds, one artificial and immaterial, the hereafter; and another one natural, this world ; in which emptiness, nil and infinity would be mixed.
Influenced by nature and practise of Sumi-e or the art of suggesting things rather than giving details, I try to seize the instant through abstract forms or reveal it for the pure happiness of who will admire